Vin

CLOS DE ROUGEMONT : EN SOUVENIR DE SAINT MARTIN

Alors que l’on célèbre le 1700ème anniversaire de la naissance de Saint Martin, c’est l’occasion de parler d’un vin : le Clos de Rougemont. En 1995, de la vigne a été replantée sur le coteau, près de l’abbaye de Marmoutier, à Tours-Nord. Sur un terrain de 1,4 hectare*, 13.000 pieds de raisin blanc en AOC Vouvray produisent entre 6.000 et 8.000 bouteilles de sec tendre chaque année.

Il s’agit en fait de vignes municipales. La ville de Tours est propriétaire du terrain et perçoit d’ailleurs à ce titre 860 bouteilles chaque année à titre de loyer. Ces flacons figurent en bonne place dans les caves de l’hôtel de ville et sont servis pour les cocktails. Le vignoble est exploité par Christophe Vigneau-Chevreau, vigneron à Chançay. C’est un terrain très original, du pur argilo-calcaire, explique-il dans la NR. Ça donne au vin une floralité très typique. C'est un terrain pauvre, qui oblige la vigne à souffrir, à produire moins, mais meilleur ". Le raisin est récolté à la main, avec une maturité assez précoce. Tous ces éléments expliquent peut-être la couleur or clair de ce breuvage, qui se caractérise par des arômes de coing, d’amande et d’ananas.

Le guide Hachette reconnaît ses qualités, en particulier pour le cru 2006 : « Saint Martin, qui aurait planté au IVe siècle les premiers plants de vignes rapportés d'Anatolie sur cette même terre dominant l'abbaye de Marmoutier, se serait sûrement félicité de ce coup de cœur ».

Mais au fait, d’où vient le nom ? Si l’on en croit la page de Wikipédia consacrée à l’abbaye de Marmoutier, « le manoir de Rougemont a été édifié en 1330 sur le coteau pour servir de logis abbatial. Le domaine enclos par l'enceinte couvre alors 18 hectares dont 7 sur le coteau et 11 à son pied ». Sa superficie est moindre aujourd’hui, mais la légende se perpétue avec ces vignes municipales qui rendent hommage à Saint-Martin.

Clos de Rougemont 

*et bientôt 1,8, la mairie de Tours ayant donné son accord pour l’extension du domaine.

Imprimer E-mail