Jardins

JARDINS EN VAL DE LOIRE 2017

Ce mercredi 23 novembre 2016, l'association Vouvray Patrimoine a participé à la 11ème édition des Rendez-vous du Val de Loire patrimoine mondial au Vinci à Tours. Cette journée de réflexion et d'échanges entre tous les acteurs concernés par la gestion, la protection et la valorisation du Val de Loire patrimoine mondial de l'Unesco, a permis de faire le point sur les avancées de la mise en oeuvre du plan de gestion et de découvrir les projets menés sur le territoire par les uns et les autres, notamment à l'occasion de la saison culturelle 2017 placée sous le signe des "Jardins en Val de Loire", comme le montre le visuel (ci-dessous) dévoilé aujourd'hui.

L'intervention de M. Serge Babary, Maire de Tours, nous a permis d'apprendre que la Ville de Tours soutenait la candidature de la France à l'organisation de l'Exposition Universelle de 2025 et qu'à cette occasion, la Ville de Tours allait se positionner pour l'organisation d'un forum thématique autour des jardins, de manière à proposer une promenade culturelle et historique aux visiteurs du monde entier dans le "Jardin de la France".

Par la suite, M. Claude Fleutiaux, Secrétaire général aux Affaires Régionales de la Préfecture de Région, a donné quelques chiffres essentiels sur cette inscription du Val de Loire au patrimoine mondial de l'Unesco, avec le Plan 2012 de gestion du Val de Loire, qui couvre une superficie de 85 000 hectares et une population d'un million deux cent mille habitants; cela nous donne l'occasion de (re)lire les critères de l'inscription à l'Unesco.

M. Fleutiaux a également évoqué la Loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, comme "une chance de préserver notre cadre de vie" et dont voici un extrait :

Concernant le patrimoine, la loi intègre les modalités de gestion des biens classés au patrimoine mondial de l’Unesco dans le droit national. Les règles de conservation et de mise en valeur qu’impose ce classement devront désormais être prises en compte dans l’élaboration des documents d’urbanisme. En outre, la loi crée la notion de "sites patrimoniaux remarquables" pour les villes, villages ou quartiers dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. Un plan de sauvegarde et de mise en valeur peut être établi sur tout ou partie du site patrimonial remarquable. Le plan de sauvegarde et de mise en valeur est élaboré conjointement par l’État et l’autorité compétente en matière de plan local d’urbanisme (commune ou établissement public de coopération intercommunale). Le périmètre de protection des abords des monuments historiques, fixé à 500 mètres actuellement, pourra être revu à la baisse ou à la hausse, avec l’accord de l’architecte des bâtiments de France (ABF). Par ailleurs, la loi crée un label dédié au patrimoine d’intérêt architectural récent (biens de moins d’un siècle qui ne peuvent être reconnus "monuments historiques") pour faire en sorte que leur modification ou destruction ne se fasse sans concertation préalable avec les services chargés de la protection du patrimoine. Une Commission nationale du patrimoine et de l’architecture est créée, elle se substitue à la Commission nationale des monuments historiques.

Puis la matinée s'est terminée avec la présentation de Mme Monique Mosser, historienne de l'art, de l'architecture et des jardins, ingénieur d'étude au CNRS, qui a insisté sur la nécessité de redécouvrir les jardins, véritables "monuments vivants" et "paysages culturels", qui sont une facette importante de notre patrimoine. Madame Mosser a également évoqué la Charte de Florence, dont les deux premiers articles donnent les définitions suivantes :

  •  Article 1 "Un jardin historique est une composition architecturale et végétale qui, du point de vue de l'histoire ou de l'art, présente un intérêt public". Comme tel, il est considéré comme un monument.
  • Article 2 "Le jardin est une composition d'architecture dont le matériau est principalement végétal donc vivant, et comme tel périssable et renouvelable." Son aspect résulte ainsi d'un perpétuel équilibre entre le mouvement cyclique des saisons, du développement et du dépérissement de la nature, et la volonté d'art et d'artifice qui tend à en pérenniser l'état.

Notre association Vouvray Patrimoine s'est emparée de cette thématique 2017 sur "Les jardins du Val de Loire" et a entamé des recherches sur l'histoire des jardins des belles propriétés de Vouvray. Notre intention est de vous partager le fruit de ce travail à l'occasion d'une ou plusieurs conférences courant 2017.
A ce propos, si vous avez des documents anciens (fin XIXe-début XXe) sur l'histoire d'un beau jardin de Vouvray, merci de bien vouloir envoyer un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


 

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