Contacter Vouvray Patrimoine

L'association a été dissoute, mais je continue d'effectuer des recherches sur le patrimoine et d'alimenter ce site Internet.
Sophie Le Berre, par email : vouvraypatrimoine@gmail.com

 

 

L'ACTUALITE

L'HERBIER DE GALLICA : LE CHÈVREFEUILLE

Parfait timing pour évoquer le chèvrefeuille, en pleine floraison dans nos jardins pour la plus grande satisfaction de notre odorat. La BNF et ses partenaires nous invitent à découvrir son histoire et sa représentation à travers les arts et les époques.

L'HERBIER DE GALLICA : LA PIVOINE

Ce printemps 2021 est quelque peu frais, mais les pivoines herbacées commencent à s'épanouir dans nos jardins, une bonne raison pour découvrir l'histoire de cette fabuleuse fleur...

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MAISONS DISPARUES AUX PATYS OU PATIS

Lorsque vous êtes au carrefour entre la rue du Petit Coteau et la rue des Patys (également orthographiée Patis), avez-vous déjà remarqué les ruines d'une maison dans la partie boisée ? Eh bien, figurez-vous qu'elle était déjà représentée sur le cadastre napoléonien de 1819 et il y avait même deux autres constructions, dans ce qui est aujourd'hui un petit bois, mais qui accueillait autrefois des vignes et même une saulaie !

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LE MANOIR DU HAUT-LIEU À VOUVRAY

Ce manoir est un site emblématique de Vouvray : il a tout d'abord été possession de l'église, bien national confisqué pendant la Révolution française, puis propriété transmise à différentes familles jusqu'à celle de Victor HUET, père de Gaston HUET, célèbre viticulteur surnommé "le pape du Vouvray" et maire de la commune de 1947 à 1989. C'est amusant car, sur le plan étymologique, un "haut lieu" évoque une position géographique remarquable (sur un point haut, bien sûr), mais également les "hautes instances" donc un lieu de pouvoir, d'influence. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas bien Vouvray, la propriété est située rue de la Croix Buisée, comme indiqué sur la capture d'écran Google Map © ci-dessous :

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ANDRÉ LEROY, GLOIRE DE L'HORTICULTURE ET DES JARDINS

Nos voisins de la région Pays de la Loire ont la chance d'avoir une revue, que je qualifie d'exceptionnelle, la Revue 303, qui est (en plus d'une maison d'édition) une revue culturelle trimestrielle créée en 1984 par la Région sur la diversité patrimoniale et la créativité artistique des Pays de la Loire. Sa dénomination, 303, est le résultat de l'addition des cinq numéros départementaux qui composent la région ligérienne : 44 (Loire-Atlantique) + 49 (Maine-et-Loire) + 53 (Mayenne) + 72 (Sarthe) + 85 (Vendée) = 303.

Les éditions 303 ont créé, en 2019, une collection intitulée "Carnets d'Anjou", en partenariat avec la Conservation départementale du patrimoine du Maine-et-Loire et le second ouvrage de cette collection, André Leroy - Gloire de l'horticulture et des jardins, éclaire sur le parcours du fameux pépiniériste et paysagiste angevin, André Leroy (1801-1875).

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"LA VILLE SOUS CLOCHE", UN JEU POUR DÉCOUVRIR LE DROIT DE L'URBANISME ET DU PATRIMOINE

Né dans le prolongement d’un programme de recherche, "La Ville sous Cloche ?" est un jeu de plateau. Imaginé à Angers par deux enseignants-chercheurs, il permettra aux collectivités et acteurs de l’urbanisme et du patrimoine de sensibiliser les habitants à la réglementation, aux procédures à respecter, ainsi qu’aux acteurs mobilisables pour leurs projets de construction ou de rénovation. À première vue, les droits de l’urbanisme et du patrimoine n’ont rien de marrant. Et pourtant, on rit en jouant à La Ville sous Cloche ? Stratégie, aléas, coups fourrés des adversaires… tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment, tout en apprenant.

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L'HERBIER DE GALLICA : LE ROBINIER

L'arrivée du joli mois de mai marque le retour des clochettes du muguet, certes, mais également de tout un tas de floraisons, à commencer par celle du robinier faux-acacia, que l'on trouve communément dans notre val de Loire. Lecture...

Accueil

MAISONS D'HIER ET D'AUJOURD'HUI : 57 RUE DU PETIT COTEAU À VOUVRAY

Les promenades dans la commune de Vouvray me permettent de découvrir des maisons anciennes, qui auraient certainement des tas d'histoires à nous raconter, ce qui me décide à entamer une nouvelle série intitulée "Maisons d'hier et d'aujourd'hui".

Aujourd'hui, voici la maison du 57 rue du Petit Coteau à Vouvray, telle qu'elle est en ce 5 avril 2021, et fermée depuis des années. Elle se situe juste en dessous du château de Moncontour, dont on aperçoit l'une des tours à l'arrière, sur la photo ci-dessous. Ce qui me frappe, chaque fois que je passe devant cette maison, c'est ce revêtement extérieur qui craque à plusieurs endroits et qui doit cacher un joli mur de pierres, comme si la maison avait besoin de "respirer"... Car elle est très ancienne, comme vous allez le voir.

Les Archives d'Indre-et-Loire sont une mine d'informations pour qui s'intéresse à l'histoire. Grâce au Cadastre napoléonien, il nous est possible de vérifier si une maison était déjà construite au début du XIXe siècle et c'est le cas de celle-ci, qui apparaît nettement sur le cadastre de 1819. Mais pour mieux comprendre et vérifier, superposons deux images de deux époques.

La capture d'écran sur Google © Map 2021 nous situe la maison en question et nous voyons qu'elle est bordée par une petite allée, qui porte le nom d'allée de Moncontour. Comparons à présent avec le Cadastre napoléonien de 1819, section F1 de Moncontour, des Archives d'Indre-et-Loire © :

Le bâti est là, donc nous en déduisons que la construction de la maison est antérieure à 1819... Regardons à présent comment la maison a évolué au fil des années à partir du moment où la photographie a été inventée...

La carte postale ci-dessus, disponible aux Archives d'Indre-et-Loire © sous le numéro d'inventaire 10Fi281-0007 date du début du XXe siècle, entre 1903 et 1913, et est signée Henri Breux (1867-1917). La maison apparaît nettement (cercle jaune) et l'on constate une différence de matériaux dans la toiture (partie tuiles et partie ardoises) avec des ouvertures différentes de celles d'aujourd'hui.

Cette photographie a été prise par André ARSICAUD le 15 janvier 1958 et est également disponible dans le fonds des Archives d'Indre-et-Loire © sous le numéro d'inventaire 5Fi008439. La toiture a été remaniée une nouvelle fois et les ardoises ont été utilisées pour la partie gauche de la toiture; les ouvertures de la maison ont également évolué et de nouvelles ont été créées. Cela nous permet également de constater que le conifère, que l'on voit à notre époque à droite de la maison, en lui faisant face depuis la rue, n'avait pas encore été planté en 1958.

 

 

 

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